Cas Ziad Co // 5. Calcul du TRI actionnaires
Mesure du partage des actions
Nous pouvons donc maintenant, calculer le taux de retour le taux de rendement interne de l’investissement pour les actionnaires indien comme pour les actionnaires marocain.
WEBVTT
1
00:00:08.280 --> 00:00:11.490
Nous pouvons donc maintenant calculer le taux de retour,
2
00:00:11.670 --> 00:00:15.490
le taux de rendement interne de l'investissement pour les
3
00:00:15.490 --> 00:00:18.690
actionnaires indiens comme pour les actionnaires marocains,
4
00:00:19.630 --> 00:00:23.690
en réalisant la modélisation financière et l'ensemble des
5
00:00:23.690 --> 00:00:24.730
prévisions comptables,
6
00:00:25.120 --> 00:00:28.330
nous avons pu identifier dans un premier temps les
7
00:00:28.360 --> 00:00:29.650
apports des actionnaires.
8
00:00:30.200 --> 00:00:33.010
Dans un second temps, le retour aux actionnaires,
9
00:00:33.830 --> 00:00:36.450
les chiffres étaient calculés en milliers de
10
00:00:36.450 --> 00:00:37.570
roupies indiennes.
11
00:00:38.500 --> 00:00:41.880
On constate sur le graphe que les deux premières années
12
00:00:41.880 --> 00:00:44.160
nécessitent des apports significatifs.
13
00:00:44.800 --> 00:00:46.520
L'année de construction du projet
14
00:00:47.240 --> 00:00:51.200
a nécessité un apport important des investisseurs car il
15
00:00:51.200 --> 00:00:52.640
fallait construire l'usine.
16
00:00:53.500 --> 00:00:57.520
La première année d'exploitation a nécessité un apport
17
00:00:57.540 --> 00:01:02.040
complémentaire tout aussi significatif pour financer à la
18
00:01:02.040 --> 00:01:05.560
fois l'augmentation du besoin en fonds de roulement généré
19
00:01:05.620 --> 00:01:09.960
par le crédit client et les pertes d'exploitation dégagées
20
00:01:09.960 --> 00:01:12.120
par le projet qui n'a pas encore atteint
21
00:01:12.140 --> 00:01:13.360
son seuil de rentabilité.
22
00:01:14.540 --> 00:01:18.160
La deuxième année d'exploitation voit le projet atteindre
23
00:01:18.340 --> 00:01:19.600
son seuil de rentabilité,
24
00:01:20.270 --> 00:01:23.880
mais nécessiter quelques apports complémentaires de la part
25
00:01:23.900 --> 00:01:27.600
des actionnaires, car il faut financer la croissance du
26
00:01:27.620 --> 00:01:29.080
besoin en fonds de roulement.
27
00:01:30.130 --> 00:01:31.690
A partir de la troisième année,
28
00:01:32.110 --> 00:01:34.810
le projet devient excédentaire en cache
29
00:01:35.550 --> 00:01:39.250
et tout en conservant sa structure financière stable
30
00:01:39.840 --> 00:01:43.050
peut commencer à restituer à retourner des
31
00:01:43.050 --> 00:01:44.490
fonds aux actionnaires.
32
00:01:45.280 --> 00:01:49.520
L'année 10 voit un retour significatif aux actionnaires car
33
00:01:49.620 --> 00:01:53.000
à la fin du projet, le besoin en fonds de roulement
34
00:01:53.250 --> 00:01:57.480
disparaît complètement et être transformé en trésorerie.
35
00:01:58.880 --> 00:02:02.060
Le calcul de l'ensemble des théories actionnaires va se
36
00:02:02.060 --> 00:02:03.500
dérouler en plusieurs étapes.
37
00:02:04.100 --> 00:02:05.510
Tout d'abord, nous allons pouvoir
38
00:02:06.070 --> 00:02:09.390
réaliser simplement le calcul pour les actionnaires indiens.
39
00:02:10.040 --> 00:02:13.610
Ensuite, il va falloir estimer le taux de change auquel on
40
00:02:13.650 --> 00:02:16.930
va pouvoir convertir des roupies indiennes en
41
00:02:16.930 --> 00:02:18.010
dirham marocains.
42
00:02:19.000 --> 00:02:20.840
A partir de ces taux de conversion,
43
00:02:21.310 --> 00:02:25.120
nous allons pouvoir établir la séquence des flux de fonds en
44
00:02:25.270 --> 00:02:29.560
dram pour les actionnaires marocains et donc calculés la
45
00:02:29.800 --> 00:02:33.600
rentabilité dégagée par les investisseurs par les
46
00:02:33.600 --> 00:02:34.720
actionnaires marocains.
47
00:02:35.450 --> 00:02:38.980
Nous allons confronter l'exigence de rentabilité des
48
00:02:38.980 --> 00:02:42.500
actionnaires marocains et la rentabilité effectivement
49
00:02:42.500 --> 00:02:43.540
dégagée par le projet,
50
00:02:43.920 --> 00:02:47.540
ce qui va nous permettre de mesurer la performance de
51
00:02:47.560 --> 00:02:50.620
l'investissement en capitaux propres réalisé
52
00:02:50.620 --> 00:02:51.860
par ses investisseurs.
53
00:02:52.870 --> 00:02:56.610
Après avoir réalisé le même calcul pour les investisseurs
54
00:02:56.610 --> 00:02:59.560
indiens, nous allons pouvoir comparer les taux rendement
55
00:02:59.920 --> 00:03:03.240
nominaux, mais aussi les performances financières
56
00:03:03.820 --> 00:03:06.920
à la fois pour les investisseurs indiens et pour les
57
00:03:07.080 --> 00:03:08.480
investisseurs marocains.
58
00:03:11.110 --> 00:03:14.050
Le calcul de la rentabilité pour les actionnaires indiens
59
00:03:14.390 --> 00:03:17.410
est réalisé à partir de la formule du taux de rentabilité
60
00:03:17.520 --> 00:03:19.810
interne disponible dans le tableur.
61
00:03:20.350 --> 00:03:22.090
Le chiffre obtenu est de 24.
62
00:03:23.420 --> 00:03:26.410
C'est la rentabilité nominale dégagée pour les
63
00:03:26.570 --> 00:03:30.170
investisseurs, mais celle-ci doit être comparée à l'exigence
64
00:03:30.190 --> 00:03:32.010
de rentabilité qui était de
65
00:03:34.000 --> 00:03:37.810
chiffre estimé et utilisé dans le calcul du coût moyen
66
00:03:37.810 --> 00:03:39.010
pondéré du capital.
67
00:03:40.040 --> 00:03:43.860
La rentabilité nominale étant supérieure au taux de
68
00:03:43.860 --> 00:03:48.220
rendement exigé, le projet apparaît comme rentable pour les
69
00:03:48.420 --> 00:03:49.780
investisseurs indiens.
70
00:03:52.340 --> 00:03:56.290
Maintenant, il faut déterminer le taux de change auquel les
71
00:03:56.290 --> 00:04:00.770
roupies indiennes vont être convertis en di marocain afin de
72
00:04:00.770 --> 00:04:02.890
construire la séquence de flux pour les
73
00:04:03.090 --> 00:04:04.450
investisseurs marocains.
74
00:04:05.160 --> 00:04:08.010
Pour ce faire, nous allons mobiliser la théorie de la parité
75
00:04:08.010 --> 00:04:11.490
des pouvoirs d'achat que l'on appelle en anglais pur.
76
00:04:14.660 --> 00:04:18.250
Cette théorie permet de réaliser une prévision d'évolution
77
00:04:18.250 --> 00:04:20.090
des taux de change hauts comptants,
78
00:04:20.280 --> 00:04:23.690
c'est-à-dire les taux de change auxquels seront réalisées
79
00:04:23.690 --> 00:04:27.170
les conversions de roupies IR ram sur le marché.
80
00:04:27.630 --> 00:04:29.010
Au fur et à mesure des années,
81
00:04:30.150 --> 00:04:34.620
cette théorie se fonde sur la loi dite du prix unique
82
00:04:34.810 --> 00:04:38.380
suivant laquelle les taux de change vont s'ajuster en
83
00:04:38.580 --> 00:04:41.700
fonction des différentiels d'inflation des écarts
84
00:04:41.700 --> 00:04:44.820
d'inflation constatés entre les différents pays.
85
00:04:46.750 --> 00:04:49.640
Concrètement, considérons un pays a
86
00:04:50.150 --> 00:04:54.280
dans lequel le taux d'inflation est de son voisin.
87
00:04:54.860 --> 00:04:59.040
Le pays b connaît un taux d'inflation de 4 %.
88
00:04:59.040 --> 00:05:01.200
Supposons que les monnaies sont à parité,
89
00:05:01.700 --> 00:05:04.240
ce qui signifie qu'une unité monétaire de a
90
00:05:04.750 --> 00:05:06.960
vaut une unité monétaire de b.
91
00:05:07.920 --> 00:05:12.250
Prenons un produit qui coûte 100 unité monétaire dans le
92
00:05:12.250 --> 00:05:16.210
pays a et sans unité monétaire dans le pays b,
93
00:05:16.470 --> 00:05:20.530
il y a équilibre et indifférence pour un acteur économique
94
00:05:20.670 --> 00:05:25.570
du pays a entre acheter le produit dans le pays a ou
95
00:05:25.570 --> 00:05:29.890
convertir sa monnaie dans la monnaie du pays bf d'acheter le
96
00:05:29.890 --> 00:05:31.690
même produit dans le pays b.
97
00:05:32.880 --> 00:05:33.940
Une année plus tard,
98
00:05:34.600 --> 00:05:38.260
ce même produit va coûter 110 unités monétaires dans le pays
99
00:05:38.460 --> 00:05:42.060
i et 104 unités monétaires dans le PIB.
100
00:05:42.330 --> 00:05:45.860
Pour qu'il y ait équilibre des échanges entre les deux pays,
101
00:05:46.320 --> 00:05:48.860
il faut que ce produit soit disponible dans les deux
102
00:05:48.860 --> 00:05:50.140
pays au même prix.
103
00:05:50.530 --> 00:05:55.100
Donc, il faut que la monnaie du pays a est dévalué de six
104
00:05:55.800 --> 00:05:58.280
par rapport à la monnaie du pays b.
105
00:06:00.760 --> 00:06:03.580
Ce phénomène fonctionne par arbitrage.
106
00:06:04.360 --> 00:06:06.260
En effet, supposons que les parités
107
00:06:06.260 --> 00:06:07.500
soient restées constantes.
108
00:06:08.270 --> 00:06:12.620
Alors, un acteur économique du pays i disposant de 110
109
00:06:12.620 --> 00:06:15.980
unités monétaires ne va pas acheter le produit dans son
110
00:06:15.980 --> 00:06:17.700
pays, mais va convertir
111
00:06:18.330 --> 00:06:22.820
104 unités monétaires de a pour acheter 104 unités
112
00:06:22.820 --> 00:06:26.820
monétaires de b et acheter le produit dans le pays voisin
113
00:06:27.690 --> 00:06:31.580
tout en conservant un solde monétaire égal à six unités.
114
00:06:32.730 --> 00:06:37.510
Ce phénomène de conversion de la monnaie a en monnaie b pour
115
00:06:37.510 --> 00:06:41.150
acheter dans le pays b va avoir deux conséquences.
116
00:06:41.930 --> 00:06:46.190
La dévaluation de la monnaie a par rapport à la monnaie b et
117
00:06:46.190 --> 00:06:47.190
un accroissement,
118
00:06:47.290 --> 00:06:50.990
une augmentation du taux d'inflation dans le pays b.
119
00:06:51.940 --> 00:06:53.990
Mais pour que ce phénomène se réalise,
120
00:06:54.490 --> 00:06:57.350
un certain nombre de conditions doivent être remplies.
121
00:06:57.350 --> 00:07:00.990
Tout d'abord, il faut que les produits soient identiques
122
00:07:01.530 --> 00:07:04.710
et soient disponibles pour les consommateurs dans les deux
123
00:07:04.740 --> 00:07:05.910
pays respectifs.
124
00:07:06.840 --> 00:07:10.460
De plus, il faut que les acteurs économiques disposent d'une
125
00:07:10.460 --> 00:07:11.860
information complète,
126
00:07:12.500 --> 00:07:16.380
immédiate et gratuite sur la disponibilité des produits
127
00:07:16.520 --> 00:07:17.540
et leur prix de vente.
128
00:07:18.590 --> 00:07:22.140
Enfin, il ne faut pas que s'ajoutent des coûts de
129
00:07:22.140 --> 00:07:24.940
transaction au coût de revient global de l'opération,
130
00:07:25.240 --> 00:07:26.780
ce que l'on appelle des coûts de transaction,
131
00:07:26.780 --> 00:07:30.220
c'est l'ensemble des frais qui seront adjacents à la
132
00:07:30.220 --> 00:07:32.700
transaction, par exemple les droits de douane
133
00:07:33.160 --> 00:07:34.340
et les frais de transport.
134
00:07:36.540 --> 00:07:39.410
Alors la théorie est-elle validée? Sur le plan empirique?
135
00:07:40.200 --> 00:07:42.660
De nombreux débats agitent le monde académique.
136
00:07:42.940 --> 00:07:45.780
Certains experts considèrent que la théorie est
137
00:07:45.780 --> 00:07:46.980
validée, d'autres non.
138
00:07:47.510 --> 00:07:50.620
Parmi ceux qui la valident, il n'y a pas un corps
139
00:07:51.160 --> 00:07:53.180
sur l'horizon de temps nécessaires pour
140
00:07:53.180 --> 00:07:54.620
constater cette validation.
141
00:07:55.670 --> 00:07:58.130
En fait, d'un point de vue assez pragmatique,
142
00:07:58.150 --> 00:08:01.210
on peut considérer que la théorie est plutôt vérifiée,
143
00:08:01.640 --> 00:08:03.130
mais clairement dans le long terme,
144
00:08:03.990 --> 00:08:07.090
des écarts d'inflation qui ne se traduisent pas par des
145
00:08:07.120 --> 00:08:11.370
dévaluations vont créer des tensions sur le marché d'échange
146
00:08:11.630 --> 00:08:14.410
par détérioration des termes de l'échange,
147
00:08:14.640 --> 00:08:17.450
c'est-à-dire changement de la compétitivité
148
00:08:17.690 --> 00:08:18.930
relative des pays.
149
00:08:19.760 --> 00:08:23.090
Ceci conduit fréquemment à des phénomènes de dévaluation
150
00:08:23.630 --> 00:08:24.730
et réévaluation.
151
00:08:25.670 --> 00:08:27.130
En dépit de cette fragilité,
152
00:08:27.130 --> 00:08:30.850
nous allons mobiliser la théorie de la parité du pouvoir de
153
00:08:30.850 --> 00:08:35.010
chaque homme, une base de travail pour convertir les roupies
154
00:08:35.030 --> 00:08:37.350
en dram provenons.
155
00:08:37.370 --> 00:08:40.910
Sur le cas, l'inflation prévue en Inde est de six.
156
00:08:42.360 --> 00:08:45.900
Ce même taux d'inflation est prévu au Maroc à hauteur de un,
157
00:08:47.060 --> 00:08:52.020
l'écart de taux est de 45 et il doit se traduire
158
00:08:52.040 --> 00:08:56.600
par une dévaluation théorique de roupie contre le dirham à
159
00:08:56.600 --> 00:08:59.360
raison de par an.
160
00:09:00.070 --> 00:09:02.920
Ceci nous donne une prévision de taux de change grâce à
161
00:09:03.040 --> 00:09:06.120
laquelle nous allons pouvoir convertir des flux initialement
162
00:09:06.220 --> 00:09:10.560
en roupies en flux libellés en dram marocain.
163
00:09:12.870 --> 00:09:16.040
Nous pouvons observer dans le tableau que l'apport en
164
00:09:16.040 --> 00:09:19.400
capital nécessaire pour le projet s'élève pendant l'année de
165
00:09:19.400 --> 00:09:22.520
construction, puis les deux premières années d'exploitation,
166
00:09:22.520 --> 00:09:25.560
respectivement à pratiquement 21 000 000,
167
00:09:25.760 --> 00:09:28.440
pratiquement 14 000 000 et un peu plus de
168
00:09:28.440 --> 00:09:29.680
2 000 000 de roupies.
169
00:09:30.350 --> 00:09:34.760
Ensuite, l'excédent de trésorerie dégagé par le projet
170
00:09:34.780 --> 00:09:39.080
permet de remonter sept, puis 14 000 000 de roupies.
171
00:09:39.660 --> 00:09:42.640
Si l'on suit la théorie de la parité des pouvoirs d'achat,
172
00:09:42.660 --> 00:09:46.680
le taux de change au comptant est de huit roupies pour un
173
00:09:46.680 --> 00:09:49.320
dirham au moment de la construction de l'usine.
174
00:09:49.980 --> 00:09:54.960
Et il va se transformer progressivement à puis
175
00:09:57.030 --> 00:09:58.720
puis etc.
176
00:09:59.300 --> 00:10:01.920
Roupie par dram dévaluation
177
00:10:01.980 --> 00:10:04.520
de par an.
178
00:10:04.750 --> 00:10:06.360
Ceci va nous permettre de convertir
179
00:10:06.940 --> 00:10:10.400
les flux exprimés en roupies en flux
180
00:10:10.430 --> 00:10:12.000
exprimés en dirham.
181
00:10:13.220 --> 00:10:16.550
Nous disposons donc maintenant d'une séquence de mouvements
182
00:10:16.550 --> 00:10:19.590
de fond en drams en utilisant la formule
183
00:10:19.840 --> 00:10:21.310
disponible dans le tableur.
184
00:10:21.620 --> 00:10:24.750
Nous pouvons maintenant calculer un taux de rentabilité
185
00:10:24.940 --> 00:10:29.350
interne pour l'actionnaire marocain à partir de flux exprimé
186
00:10:29.650 --> 00:10:30.830
en rames.
187
00:10:31.370 --> 00:10:34.510
Le taux est égal à pour,
188
00:10:37.240 --> 00:10:40.330
calculons maintenant l'exigence de rentabilité pour
189
00:10:40.330 --> 00:10:43.530
l'actionnaire marocain qui va investir dans ce projet en
190
00:10:43.770 --> 00:10:48.730
Inde dont le risque systématique est égal aux bêta calculé
191
00:10:48.730 --> 00:10:53.330
précédemment le modèle répétons-le ajoute au taux d'intérêt
192
00:10:53.330 --> 00:10:56.530
sans risque la prime de risque systématique.
193
00:10:57.330 --> 00:11:00.780
Elle est égale aux coefficients de risques systématiques.
194
00:11:00.880 --> 00:11:04.100
Le bêta multipliés par la prime de risque du marché des
195
00:11:04.100 --> 00:11:07.490
actions a partir des données locales,
196
00:11:07.910 --> 00:11:12.450
on peut calculer cette exigence de rentabilité égale à 3 %
197
00:11:12.880 --> 00:11:14.050
taux d'intérêt sans risque.
198
00:11:14.560 --> 00:11:18.330
Plus bêta, multiplié par
199
00:11:20.910 --> 00:11:23.650
ce dernier chiffre est la prime de risque du marché des
200
00:11:23.650 --> 00:11:27.770
actions au Maroc tel que fourni par le même d'un d'aran.
201
00:11:29.880 --> 00:11:32.980
Par contre, il est éventuellement utile de rajouter un
202
00:11:33.010 --> 00:11:35.700
complément d'exigences de rentabilité pour
203
00:11:35.730 --> 00:11:37.500
rémunérer le risque pays.
204
00:11:38.260 --> 00:11:42.120
En effet, ce risque est certes spécifique mais clairement
205
00:11:42.380 --> 00:11:43.440
non diversifiables.
206
00:11:44.260 --> 00:11:47.400
Il existe plusieurs approches permettant d'ajouter un
207
00:11:47.400 --> 00:11:50.520
complément de rentabilité rémunérant le risque pays.
208
00:11:51.190 --> 00:11:52.380
Parmi ses approches,
209
00:11:52.430 --> 00:11:55.880
l'une d'elles consiste à ajouter le taux de cds
210
00:11:55.880 --> 00:11:56.960
de la dette souveraine.
211
00:11:57.060 --> 00:11:59.640
Le taux de crédit défaut swap,
212
00:11:59.750 --> 00:12:02.640
c'est-à-dire la prime de risque de défaillance des
213
00:12:02.640 --> 00:12:06.440
obligations d'état de la dette souveraine émise par le pays
214
00:12:06.710 --> 00:12:09.000
dans lequel va se réaliser le projet.
215
00:12:09.560 --> 00:12:12.760
D'autres approches sont bien évidemment possibles.
216
00:12:14.800 --> 00:12:15.970
Reprenons notre calcul.
217
00:12:16.500 --> 00:12:19.810
L'exigence de rentabilité pour l'actionnaire est
218
00:12:19.810 --> 00:12:20.850
donc égale à trois.
219
00:12:20.850 --> 00:12:22.210
Pour plus,
220
00:12:27.090 --> 00:12:28.980
plus la prime de risque pays,
221
00:12:29.680 --> 00:12:33.860
le taux de cds de la dette souveraine indienne est égal à
222
00:12:36.000 --> 00:12:37.900
au moment où ce calcul est réalisé.
223
00:12:38.670 --> 00:12:42.050
La rentabilité exigée par l'actionnaire sera donc égale à
224
00:12:42.050 --> 00:12:43.730
trois plus
225
00:12:47.520 --> 00:12:50.210
plus, soit
226
00:12:53.850 --> 00:12:57.870
le calcul du taux de rendement nominal pour l'actionnaire
227
00:12:57.960 --> 00:13:02.670
s'élevait à chiffre largement supérieur
228
00:13:03.210 --> 00:13:05.990
à l'exigence de rentabilité de 60.
229
00:13:07.500 --> 00:13:09.710
Donc, le projet est rentable.
230
00:13:13.040 --> 00:13:14.540
En conclusion de ce module,
231
00:13:14.640 --> 00:13:17.260
il est intéressant de comparer la performance des
232
00:13:17.460 --> 00:13:20.020
investisseurs marocains et indiens.
233
00:13:21.140 --> 00:13:24.980
A première vue, la rentabilité dégagée par l'actionnaire
234
00:13:25.220 --> 00:13:28.020
indien est supérieur à la rentabilité dégagée par
235
00:13:28.020 --> 00:13:29.060
l'actionnaire marocain.
236
00:13:29.370 --> 00:13:32.860
Mais il faut prendre en compte le différentiel d'inflation
237
00:13:32.910 --> 00:13:34.020
entre les deux pays.
238
00:13:34.920 --> 00:13:38.700
La performance d'un projet ou d'une entreprise n'est pas la
239
00:13:38.780 --> 00:13:41.980
rentabilité nominale dégagé par l'exploitation.
240
00:13:42.320 --> 00:13:45.780
La performance, c'est le résultat de la comparaison entre la
241
00:13:45.900 --> 00:13:47.980
rentabilité économique et financière.
242
00:13:48.350 --> 00:13:51.620
D'une part, la rentabilité exigée par les
243
00:13:51.820 --> 00:13:53.100
investisseurs d'autre part.
244
00:13:53.770 --> 00:13:55.500
Donc, pour les actionnaires indiens,
245
00:13:55.800 --> 00:13:58.820
le résultat économique économique profite.
246
00:13:58.910 --> 00:14:02.980
C'est la différence entre lei actionnaire et une exigence de
247
00:14:03.100 --> 00:14:07.400
rentabilité moins
248
00:14:08.830 --> 00:14:13.200
cela donne pour l'actionnaire marocain,
249
00:14:13.660 --> 00:14:17.280
la performance se calcul comme différence entre la
250
00:14:17.360 --> 00:14:22.000
rentabilité nominale et la rentabilité exigée.
251
00:14:23.980 --> 00:14:25.920
La performance est positive de
252
00:14:27.540 --> 00:14:31.960
mai apparaît légèrement inférieure à la performance dégagée
253
00:14:32.020 --> 00:14:33.360
par l'investisseur indien.
254
00:14:34.270 --> 00:14:37.490
Les quarts de performance s'expliquent non seulement par des
255
00:14:37.490 --> 00:14:41.130
niveaux de taux d'intérêt et de rentabilité différents entre
256
00:14:41.150 --> 00:14:45.430
les deux pays, notamment en raison des taux d'inflation
257
00:14:45.430 --> 00:14:49.870
différents, mais aussi par la présence d'une prime de risque
258
00:14:50.340 --> 00:14:52.840
pays pour l'actionnaire marocain
259
00:14:53.480 --> 00:14:56.080
investissant au delà de ses frontières.
260
00:14:57.290 --> 00:15:00.180
Nous allons maintenant pouvoir réaliser l'évaluation de
261
00:15:00.180 --> 00:15:03.700
l'investissement à partir du modèle financier et du coût du
262
00:15:03.700 --> 00:15:05.900
capital tel que calculé en Inde.
Nous pouvons donc maintenant calculer le taux de retour, le taux de rendement interne de l'investissement pour les actionnaires indiens comme pour les actionnaires marocains, en réalisant la modélisation financière et l'ensemble des prévisions comptables, nous avons pu identifier dans un premier temps les apports des actionnaires.
Dans un second temps, le retour aux actionnaires, les chiffres étaient calculés en milliers de roupies indiennes.
On constate sur le graphe que les deux premières années nécessitent des apports significatifs.
L'année de construction du projet a nécessité un apport important des investisseurs car il fallait construire l'usine.
La première année d'exploitation a nécessité un apport complémentaire tout aussi significatif pour financer à la fois l'augmentation du besoin en fonds de roulement généré par le crédit client et les pertes d'exploitation dégagées par le projet qui n'a pas encore atteint son seuil de rentabilité.
La deuxième année d'exploitation voit le projet atteindre son seuil de rentabilité, mais nécessiter quelques apports complémentaires de la part des actionnaires, car il faut financer la croissance du besoin en fonds de roulement.
A partir de la troisième année, le projet devient excédentaire en cache et tout en conservant sa structure financière stable peut commencer à restituer à retourner des fonds aux actionnaires.
L'année 10 voit un retour significatif aux actionnaires car à la fin du projet, le besoin en fonds de roulement disparaît complètement et être transformé en trésorerie.
Le calcul de l'ensemble des théories actionnaires va se dérouler en plusieurs étapes.
Tout d'abord, nous allons pouvoir réaliser simplement le calcul pour les actionnaires indiens.
Ensuite, il va falloir estimer le taux de change auquel on va pouvoir convertir des roupies indiennes en dirham marocains.
A partir de ces taux de conversion, nous allons pouvoir établir la séquence des flux de fonds en dram pour les actionnaires marocains et donc calculés la rentabilité dégagée par les investisseurs par les actionnaires marocains.
Nous allons confronter l'exigence de rentabilité des actionnaires marocains et la rentabilité effectivement dégagée par le projet, ce qui va nous permettre de mesurer la performance de l'investissement en capitaux propres réalisé par ses investisseurs.
Après avoir réalisé le même calcul pour les investisseurs indiens, nous allons pouvoir comparer les taux rendement nominaux, mais aussi les performances financières à la fois pour les investisseurs indiens et pour les investisseurs marocains.
Le calcul de la rentabilité pour les actionnaires indiens est réalisé à partir de la formule du taux de rentabilité interne disponible dans le tableur.
Le chiffre obtenu est de 24.
C'est la rentabilité nominale dégagée pour les investisseurs, mais celle-ci doit être comparée à l'exigence de rentabilité qui était de chiffre estimé et utilisé dans le calcul du coût moyen pondéré du capital.
La rentabilité nominale étant supérieure au taux de rendement exigé, le projet apparaît comme rentable pour les investisseurs indiens.
Maintenant, il faut déterminer le taux de change auquel les roupies indiennes vont être convertis en di marocain afin de construire la séquence de flux pour les investisseurs marocains.
Pour ce faire, nous allons mobiliser la théorie de la parité des pouvoirs d'achat que l'on appelle en anglais pur.
Cette théorie permet de réaliser une prévision d'évolution des taux de change hauts comptants, c'est-à-dire les taux de change auxquels seront réalisées les conversions de roupies IR ram sur le marché.
Au fur et à mesure des années, cette théorie se fonde sur la loi dite du prix unique suivant laquelle les taux de change vont s'ajuster en fonction des différentiels d'inflation des écarts d'inflation constatés entre les différents pays.
Concrètement, considérons un pays a dans lequel le taux d'inflation est de son voisin.
Le pays b connaît un taux d'inflation de 4 %.
Supposons que les monnaies sont à parité, ce qui signifie qu'une unité monétaire de a vaut une unité monétaire de b.
Prenons un produit qui coûte 100 unité monétaire dans le pays a et sans unité monétaire dans le pays b, il y a équilibre et indifférence pour un acteur économique du pays a entre acheter le produit dans le pays a ou convertir sa monnaie dans la monnaie du pays bf d'acheter le même produit dans le pays b.
Une année plus tard, ce même produit va coûter 110 unités monétaires dans le pays i et 104 unités monétaires dans le PIB.
Pour qu'il y ait équilibre des échanges entre les deux pays, il faut que ce produit soit disponible dans les deux pays au même prix.
Donc, il faut que la monnaie du pays a est dévalué de six par rapport à la monnaie du pays b.
Ce phénomène fonctionne par arbitrage.
En effet, supposons que les parités soient restées constantes.
Alors, un acteur économique du pays i disposant de 110 unités monétaires ne va pas acheter le produit dans son pays, mais va convertir 104 unités monétaires de a pour acheter 104 unités monétaires de b et acheter le produit dans le pays voisin tout en conservant un solde monétaire égal à six unités.
Ce phénomène de conversion de la monnaie a en monnaie b pour acheter dans le pays b va avoir deux conséquences.
La dévaluation de la monnaie a par rapport à la monnaie b et un accroissement, une augmentation du taux d'inflation dans le pays b.
Mais pour que ce phénomène se réalise, un certain nombre de conditions doivent être remplies.
Tout d'abord, il faut que les produits soient identiques et soient disponibles pour les consommateurs dans les deux pays respectifs.
De plus, il faut que les acteurs économiques disposent d'une information complète, immédiate et gratuite sur la disponibilité des produits et leur prix de vente.
Enfin, il ne faut pas que s'ajoutent des coûts de transaction au coût de revient global de l'opération, ce que l'on appelle des coûts de transaction, c'est l'ensemble des frais qui seront adjacents à la transaction, par exemple les droits de douane et les frais de transport.
Alors la théorie est-elle validée? Sur le plan empirique? De nombreux débats agitent le monde académique.
Certains experts considèrent que la théorie est validée, d'autres non.
Parmi ceux qui la valident, il n'y a pas un corps sur l'horizon de temps nécessaires pour constater cette validation.
En fait, d'un point de vue assez pragmatique, on peut considérer que la théorie est plutôt vérifiée, mais clairement dans le long terme, des écarts d'inflation qui ne se traduisent pas par des dévaluations vont créer des tensions sur le marché d'échange par détérioration des termes de l'échange, c'est-à-dire changement de la compétitivité relative des pays.
Ceci conduit fréquemment à des phénomènes de dévaluation et réévaluation.
En dépit de cette fragilité, nous allons mobiliser la théorie de la parité du pouvoir de chaque homme, une base de travail pour convertir les roupies en dram provenons.
Sur le cas, l'inflation prévue en Inde est de six.
Ce même taux d'inflation est prévu au Maroc à hauteur de un, l'écart de taux est de 45 et il doit se traduire par une dévaluation théorique de roupie contre le dirham à raison de par an.
Ceci nous donne une prévision de taux de change grâce à laquelle nous allons pouvoir convertir des flux initialement en roupies en flux libellés en dram marocain.
Nous pouvons observer dans le tableau que l'apport en capital nécessaire pour le projet s'élève pendant l'année de construction, puis les deux premières années d'exploitation, respectivement à pratiquement 21 000 000, pratiquement 14 000 000 et un peu plus de 2 000 000 de roupies.
Ensuite, l'excédent de trésorerie dégagé par le projet permet de remonter sept, puis 14 000 000 de roupies.
Si l'on suit la théorie de la parité des pouvoirs d'achat, le taux de change au comptant est de huit roupies pour un dirham au moment de la construction de l'usine.
Et il va se transformer progressivement à puis puis etc.
Roupie par dram dévaluation de par an.
Ceci va nous permettre de convertir les flux exprimés en roupies en flux exprimés en dirham.
Nous disposons donc maintenant d'une séquence de mouvements de fond en drams en utilisant la formule disponible dans le tableur.
Nous pouvons maintenant calculer un taux de rentabilité interne pour l'actionnaire marocain à partir de flux exprimé en rames.
Le taux est égal à pour, calculons maintenant l'exigence de rentabilité pour l'actionnaire marocain qui va investir dans ce projet en Inde dont le risque systématique est égal aux bêta calculé précédemment le modèle répétons-le ajoute au taux d'intérêt sans risque la prime de risque systématique.
Elle est égale aux coefficients de risques systématiques.
Le bêta multipliés par la prime de risque du marché des actions a partir des données locales, on peut calculer cette exigence de rentabilité égale à 3 % taux d'intérêt sans risque.
Plus bêta, multiplié par ce dernier chiffre est la prime de risque du marché des actions au Maroc tel que fourni par le même d'un d'aran.
Par contre, il est éventuellement utile de rajouter un complément d'exigences de rentabilité pour rémunérer le risque pays.
En effet, ce risque est certes spécifique mais clairement non diversifiables.
Il existe plusieurs approches permettant d'ajouter un complément de rentabilité rémunérant le risque pays.
Parmi ses approches, l'une d'elles consiste à ajouter le taux de cds de la dette souveraine.
Le taux de crédit défaut swap, c'est-à-dire la prime de risque de défaillance des obligations d'état de la dette souveraine émise par le pays dans lequel va se réaliser le projet.
D'autres approches sont bien évidemment possibles.
Reprenons notre calcul.
L'exigence de rentabilité pour l'actionnaire est donc égale à trois.
Pour plus, plus la prime de risque pays, le taux de cds de la dette souveraine indienne est égal à au moment où ce calcul est réalisé.
La rentabilité exigée par l'actionnaire sera donc égale à trois plus plus, soit le calcul du taux de rendement nominal pour l'actionnaire s'élevait à chiffre largement supérieur à l'exigence de rentabilité de 60.
Donc, le projet est rentable.
En conclusion de ce module, il est intéressant de comparer la performance des investisseurs marocains et indiens.
A première vue, la rentabilité dégagée par l'actionnaire indien est supérieur à la rentabilité dégagée par l'actionnaire marocain.
Mais il faut prendre en compte le différentiel d'inflation entre les deux pays.
La performance d'un projet ou d'une entreprise n'est pas la rentabilité nominale dégagé par l'exploitation.
La performance, c'est le résultat de la comparaison entre la rentabilité économique et financière.
D'une part, la rentabilité exigée par les investisseurs d'autre part.
Donc, pour les actionnaires indiens, le résultat économique économique profite.
C'est la différence entre lei actionnaire et une exigence de rentabilité moins cela donne pour l'actionnaire marocain, la performance se calcul comme différence entre la rentabilité nominale et la rentabilité exigée.
La performance est positive de mai apparaît légèrement inférieure à la performance dégagée par l'investisseur indien.
Les quarts de performance s'expliquent non seulement par des niveaux de taux d'intérêt et de rentabilité différents entre les deux pays, notamment en raison des taux d'inflation différents, mais aussi par la présence d'une prime de risque pays pour l'actionnaire marocain investissant au delà de ses frontières.
Nous allons maintenant pouvoir réaliser l'évaluation de l'investissement à partir du modèle financier et du coût du capital tel que calculé en Inde.