Cas Ziad Co // 7. Risque relatif au volume
Investissements par étape
L’incertitude sur les volumes est un facteur de sensibilité si important que nous allons lui consacrer l’intégralité d’un module.
WEBVTT
1
00:00:08.160 --> 00:00:11.130
L'incertitude sur les volumes est un facteur de
2
00:00:11.130 --> 00:00:14.490
sensibilité si important que nous allons lui consacrer
3
00:00:14.590 --> 00:00:16.570
l'intégralité de ce module.
4
00:00:18.790 --> 00:00:21.030
Revenons tout d'abord sur le concept de
5
00:00:21.110 --> 00:00:22.310
seuil de rentabilité.
6
00:00:23.290 --> 00:00:27.110
En comparant les coups fixes du projet avec la marge sur
7
00:00:27.110 --> 00:00:28.270
coup variable unitaire,
8
00:00:28.700 --> 00:00:31.870
nous avons défini un premier seuil de rentabilité qui
9
00:00:31.870 --> 00:00:36.230
correspondait au volume minimum nécessaire pour équilibrer
10
00:00:36.250 --> 00:00:38.230
le résultat d'exploitation.
11
00:00:39.100 --> 00:00:42.990
Cependant, l'équilibre du résultat d'exploitation n'est pas
12
00:00:42.990 --> 00:00:45.790
identique à l'équilibre financier du projet.
13
00:00:46.690 --> 00:00:49.990
En effet, il faut prendre en compte la variation du besoin
14
00:00:49.990 --> 00:00:52.790
en fonds de roulement et l'actualisation des flux.
15
00:00:53.550 --> 00:00:54.750
L'hypothèse de base,
16
00:00:55.000 --> 00:00:58.550
c'est que le projet va atteindre une vitesse de croisière en
17
00:00:58.590 --> 00:01:01.870
quatre ans à hauteur de 1 000 000 de tonnes
18
00:01:02.260 --> 00:01:03.550
produites et vendues.
19
00:01:04.330 --> 00:01:09.150
Le seuil de rentabilité comptable était de 455 000 tonnes.
20
00:01:09.150 --> 00:01:11.030
Nous allons chercher le pixels,
21
00:01:11.260 --> 00:01:14.630
c'est-à-dire le volume des ventes en régime de croisière,
22
00:01:14.930 --> 00:01:17.150
qui permet à la valeur actuelle nette
23
00:01:17.150 --> 00:01:18.510
d'atteindre l'équilibre.
24
00:01:19.430 --> 00:01:22.890
La fonction valeur cible du tableur nous permet d'obtenir
25
00:01:22.890 --> 00:01:24.170
rapidement ce résultat.
26
00:01:24.730 --> 00:01:28.800
A savoir 675 000 tonnes comme prévu.
27
00:01:29.260 --> 00:01:32.840
Ce chiffre est largement supérieur à l'équilibre comptable
28
00:01:33.380 --> 00:01:35.560
car le seuil de rentabilité projet
29
00:01:36.660 --> 00:01:40.080
inclut le coût du financement et l'intégralité des flux de
30
00:01:40.080 --> 00:01:43.040
fonds, y compris le besoin en fonds de drôlement.
31
00:01:44.530 --> 00:01:46.450
A partir de ce calcul préliminaire,
32
00:01:46.600 --> 00:01:48.890
nous allons maintenant construire des scénarios
33
00:01:48.890 --> 00:01:50.090
d'évolution des ventes.
34
00:01:50.750 --> 00:01:53.930
La fonction marketing nous apporte l'ensemble des
35
00:01:53.930 --> 00:01:57.330
informations nécessaire dans le scénario de base.
36
00:01:57.710 --> 00:02:02.170
Le volume stabilisé est égal à 1 000 000 de tonnes atteint à
37
00:02:02.170 --> 00:02:04.290
l'année, mais il apparaît
38
00:02:04.860 --> 00:02:08.290
qu'un scénario dégradé est lui aussi envisageable.
39
00:02:09.070 --> 00:02:13.010
Ce scénario consisterait à observer une croissance jusqu'à
40
00:02:13.010 --> 00:02:15.490
l'année de à hauteur de 500 000 tonnes,
41
00:02:15.840 --> 00:02:18.010
mais une stabilisation à ce niveau.
42
00:02:18.920 --> 00:02:22.250
Rappelons que le seuil de rentabilité comptable était
43
00:02:22.250 --> 00:02:24.570
inférieur au chiffre de 500 000 tonnes,
44
00:02:24.640 --> 00:02:28.450
mais qu'un volume de 500 000 tonnes est largement inférieur
45
00:02:28.990 --> 00:02:32.330
au volume stabilisé qui permet d'équilibrer la valeur
46
00:02:32.490 --> 00:02:33.930
actuelle nette du projet.
47
00:02:34.940 --> 00:02:38.010
Alors, on constate qu'une capacité a été construite pour
48
00:02:38.150 --> 00:02:41.330
1 000 000 de tonnes largement supérieure à
49
00:02:41.330 --> 00:02:42.810
l'hypothèse basse du volume.
50
00:02:43.380 --> 00:02:48.010
Cette surcapacité non utilisée va avoir un impact négatif
51
00:02:48.220 --> 00:02:51.930
très important sur la valeur actuelle nette qui devient
52
00:02:51.930 --> 00:02:55.850
négative à hauteur de moins 10 900 suite.
53
00:02:56.920 --> 00:03:00.040
Puisqu'il existe une probabilité significative de ne pas
54
00:03:00.040 --> 00:03:02.440
dépasser le volume de 500 000 tonnes,
55
00:03:03.120 --> 00:03:05.920
pourquoi ne pas procéder par étapes dans la mise en
56
00:03:05.920 --> 00:03:06.960
œuvre de la capacité?
57
00:03:08.890 --> 00:03:09.940
Dans un premier temps,
58
00:03:10.050 --> 00:03:13.420
nous allons installer une capacité de 500 000 tonnes, puis
59
00:03:13.960 --> 00:03:17.220
si nécessaire, accroître à nouveau la capacité pour
60
00:03:17.220 --> 00:03:18.780
atteindre 1 000 000 de tonnes.
61
00:03:19.600 --> 00:03:22.940
Une capacité initiale de 500 000 tonnes exige un
62
00:03:23.100 --> 00:03:27.100
investissement égal à 15 000 bien inférieurs à
63
00:03:27.100 --> 00:03:30.340
l'investissement nécessaire pour installer directement une
64
00:03:30.540 --> 00:03:34.140
capacité de 1 000 000 de tonnes, à savoir 25 000.
65
00:03:34.760 --> 00:03:37.420
Si le marché remplit les espoirs d'initiaux,
66
00:03:37.420 --> 00:03:41.580
c'est-à-dire passent de 500 000 tonnes à 1 000 000 de
67
00:03:41.580 --> 00:03:43.580
tonnes, alors il faudra
68
00:03:44.140 --> 00:03:45.980
procéder à une augmentation de capacité
69
00:03:46.520 --> 00:03:48.020
qui va coûter 20 000.
70
00:03:48.690 --> 00:03:51.700
Nous pouvons alors calculer deux valeurs actuelles nettes.
71
00:03:52.080 --> 00:03:54.860
La première consiste à investir 15 000
72
00:03:55.400 --> 00:03:59.300
et constater que le volume se stabilise à 500 000 tonnes.
73
00:03:59.770 --> 00:04:03.420
Elle est négative à hauteur de 2007. 19.
74
00:04:04.280 --> 00:04:07.540
La deuxième consiste à investir 15 milles.
75
00:04:07.540 --> 00:04:11.420
Dans un premier temps, constater que le volume croît
76
00:04:11.420 --> 00:04:15.700
jusqu'au niveau prévu initialement de 1 000 000 de tonnes.
77
00:04:16.020 --> 00:04:20.260
Investir à nouveau 20 000 pour être en mesure de servir le
78
00:04:20.260 --> 00:04:21.460
marché en croissance.
79
00:04:22.030 --> 00:04:25.620
Alors la valeur actuelle nette est largement positive et
80
00:04:25.620 --> 00:04:27.900
s'élève à 35 200.
81
00:04:30.850 --> 00:04:33.550
Ces calculs nous permettent de rassembler les valeurs
82
00:04:33.550 --> 00:04:37.750
actuelles calculée en fonction d'une part du marché final.
83
00:04:38.100 --> 00:04:41.190
D'autre part de la décision relative à la capacité.
84
00:04:42.370 --> 00:04:45.950
Si la décision est prise de mettre en œuvre immédiatement la
85
00:04:46.110 --> 00:04:50.390
capacité totale, alors la destruction de valeur est égale à
86
00:04:52.170 --> 00:04:53.750
en hypothèse base de volume,
87
00:04:54.380 --> 00:04:58.110
mais pratiquement plus 40 000 en hypothèse haute,
88
00:04:59.050 --> 00:05:01.670
une stratégie industrielle plus prudente
89
00:05:02.590 --> 00:05:05.150
conduite à ne perdre que 2700.
90
00:05:05.370 --> 00:05:08.150
Si le volume s'avère moins élevé que prévu
91
00:05:08.690 --> 00:05:13.470
et à ne gagner que si l'hypothèse initiale se
92
00:05:13.470 --> 00:05:14.670
vérifie dans la réalité,
93
00:05:15.080 --> 00:05:19.110
alors se pose la question du critère de choix dans cette
94
00:05:19.110 --> 00:05:21.350
politique de capacité industrielle.
95
00:05:23.340 --> 00:05:27.080
Si le critère de choix consiste à privilégier la décision
96
00:05:27.080 --> 00:05:28.440
qui maximiser le gain,
97
00:05:29.020 --> 00:05:31.440
il faut mettre en œuvre immédiatement la pleine capacité
98
00:05:32.500 --> 00:05:35.880
au détriment d'une potentialité significative
99
00:05:35.980 --> 00:05:37.120
de perte très lourde.
100
00:05:38.260 --> 00:05:41.560
Si a contrario, l'objectif est de minimiser la perte,
101
00:05:42.090 --> 00:05:44.800
alors on procédera par mise en œuvre de la
102
00:05:45.000 --> 00:05:46.280
capacité par étapes.
103
00:05:46.930 --> 00:05:50.840
Clairement, cette dernière décision limite fortement les
104
00:05:50.840 --> 00:05:53.320
pertes mais réduit le gain potentiel.
105
00:05:54.060 --> 00:05:57.600
Mettre en œuvre une sorte de réversibilité dans la
106
00:05:57.600 --> 00:06:01.600
construction de la capacité va nous coûter la différence
107
00:06:01.890 --> 00:06:05.360
entre la valeur actuelle nette maximale potentielle,
108
00:06:05.460 --> 00:06:08.000
à savoir 39 626
109
00:06:08.540 --> 00:06:12.000
et la valeur actuelle nette dégradée par la mise en œuvre de
110
00:06:12.030 --> 00:06:16.560
deux investissements successifs dont la somme est supérieure
111
00:06:16.560 --> 00:06:17.800
à l'investissement initial.
112
00:06:18.710 --> 00:06:19.920
Dans ce deuxième cas,
113
00:06:20.140 --> 00:06:23.640
la valeur actuelle nette n'est que de 35 200.
114
00:06:23.780 --> 00:06:27.720
La perte d'opportunité de valeur actuelle nette est égale à.
115
00:06:30.360 --> 00:06:34.540
Par contre, le bénéfice de cette stratégie prudente est de
116
00:06:34.540 --> 00:06:37.460
limiter la perte potentielle qui n'est plus que de
117
00:06:39.520 --> 00:06:44.500
par rapport à soit une réduction de la destruction de
118
00:06:44.500 --> 00:06:45.660
valeur à hauteur.
119
00:06:45.720 --> 00:06:50.100
De même,
120
00:06:50.160 --> 00:06:52.620
si cet exercice est particulièrement difficile,
121
00:06:52.930 --> 00:06:56.580
l'analyse qui précède doit être complémenté par une proba
122
00:06:56.580 --> 00:06:58.060
immobilisation des scénarios.
123
00:06:58.870 --> 00:07:02.490
En effet, la décision va être différente suivant le degré de
124
00:07:02.490 --> 00:07:04.850
confiance dans l'estimation du volume final.
125
00:07:05.730 --> 00:07:08.990
Si l'on est persuadé que celui-ci doit atteindre le niveau
126
00:07:08.990 --> 00:07:12.190
de 1 000 000 de tonnes, alors procédé par étapes
127
00:07:12.830 --> 00:07:14.870
apparaît coûteux et peu rentable.
128
00:07:15.690 --> 00:07:18.630
Par contre, si l'incertitude est forte sur le volume
129
00:07:18.920 --> 00:07:22.950
stabilisé, la stratégie de monter en puissance progressive
130
00:07:23.010 --> 00:07:25.270
de la capacité prend tout son sens.
131
00:07:26.410 --> 00:07:30.360
Introduire une réversibilité dans la prise de décision
132
00:07:30.940 --> 00:07:34.200
et différer certaines d'entre elles jusqu'au moment où on a
133
00:07:34.200 --> 00:07:37.400
une connaissance plus précise de la réalité d'un marché.
134
00:07:38.170 --> 00:07:41.000
C'est adopter une perspective optionnelle.
135
00:07:41.810 --> 00:07:45.360
Comme il s'agit d'un marché industriel par rapport à un
136
00:07:45.360 --> 00:07:46.440
marché financier,
137
00:07:46.780 --> 00:07:50.200
on va parler d'options réelles par opposition aux
138
00:07:50.200 --> 00:07:51.640
options financières.
139
00:07:52.540 --> 00:07:56.410
L'ensemble des options réelles potentiellement mobilisables
140
00:07:56.560 --> 00:08:00.490
dans un projet industriel est décrit dans la procédure.
141
00:08:01.390 --> 00:08:04.050
En l'occurrence l'option réelle choisie,
142
00:08:04.380 --> 00:08:06.330
c'est l'investissement par étapes.
143
00:08:07.020 --> 00:08:10.930
Cette option a été identifiée dans le cadre de l'analyse de
144
00:08:10.930 --> 00:08:14.610
sensibilité qui montrait tout l'impact d'une incertitude
145
00:08:14.890 --> 00:08:16.330
relative au volume
146
00:08:16.870 --> 00:08:19.770
sur la valeur créée et donc sur la prise de
147
00:08:19.930 --> 00:08:21.010
décision capacitaire.
148
00:08:21.670 --> 00:08:23.750
D'autres situations industrielles
149
00:08:24.590 --> 00:08:26.230
auraient fait apparaître d'autres
150
00:08:26.300 --> 00:08:27.950
catégories d'options réelles.
151
00:08:28.690 --> 00:08:31.430
En l'occurrence, nous avons choisi d'introduire la
152
00:08:31.430 --> 00:08:33.590
réversibilité dans le processus
153
00:08:34.170 --> 00:08:37.230
au travers d'une décision capacitaire initiale
154
00:08:37.850 --> 00:08:41.910
suivie par une augmentation de capacité si nécessaire,
155
00:08:42.470 --> 00:08:46.190
d'autres alternatives auraient certainement été envisageable
156
00:08:46.930 --> 00:08:51.590
la difficulté majeure étant d'identifier l'ensemble des
157
00:08:51.590 --> 00:08:54.430
alternatives et de choisir la meilleure.
158
00:08:57.150 --> 00:09:00.690
Le dernier module technique de ce cas à bord de la dimension
159
00:09:00.880 --> 00:09:05.170
comptable, c'est-à-dire la consolidation du projet dans les
160
00:09:05.170 --> 00:09:05.850
comptes du groupe.
L'incertitude sur les volumes est un facteur de sensibilité si important que nous allons lui consacrer l'intégralité de ce module.
Revenons tout d'abord sur le concept de seuil de rentabilité.
En comparant les coups fixes du projet avec la marge sur coup variable unitaire, nous avons défini un premier seuil de rentabilité qui correspondait au volume minimum nécessaire pour équilibrer le résultat d'exploitation.
Cependant, l'équilibre du résultat d'exploitation n'est pas identique à l'équilibre financier du projet.
En effet, il faut prendre en compte la variation du besoin en fonds de roulement et l'actualisation des flux.
L'hypothèse de base, c'est que le projet va atteindre une vitesse de croisière en quatre ans à hauteur de 1 000 000 de tonnes produites et vendues.
Le seuil de rentabilité comptable était de 455 000 tonnes.
Nous allons chercher le pixels, c'est-à-dire le volume des ventes en régime de croisière, qui permet à la valeur actuelle nette d'atteindre l'équilibre.
La fonction valeur cible du tableur nous permet d'obtenir rapidement ce résultat.
A savoir 675 000 tonnes comme prévu.
Ce chiffre est largement supérieur à l'équilibre comptable car le seuil de rentabilité projet inclut le coût du financement et l'intégralité des flux de fonds, y compris le besoin en fonds de drôlement.
A partir de ce calcul préliminaire, nous allons maintenant construire des scénarios d'évolution des ventes.
La fonction marketing nous apporte l'ensemble des informations nécessaire dans le scénario de base.
Le volume stabilisé est égal à 1 000 000 de tonnes atteint à l'année, mais il apparaît qu'un scénario dégradé est lui aussi envisageable.
Ce scénario consisterait à observer une croissance jusqu'à l'année de à hauteur de 500 000 tonnes, mais une stabilisation à ce niveau.
Rappelons que le seuil de rentabilité comptable était inférieur au chiffre de 500 000 tonnes, mais qu'un volume de 500 000 tonnes est largement inférieur au volume stabilisé qui permet d'équilibrer la valeur actuelle nette du projet.
Alors, on constate qu'une capacité a été construite pour 1 000 000 de tonnes largement supérieure à l'hypothèse basse du volume.
Cette surcapacité non utilisée va avoir un impact négatif très important sur la valeur actuelle nette qui devient négative à hauteur de moins 10 900 suite.
Puisqu'il existe une probabilité significative de ne pas dépasser le volume de 500 000 tonnes, pourquoi ne pas procéder par étapes dans la mise en œuvre de la capacité? Dans un premier temps, nous allons installer une capacité de 500 000 tonnes, puis si nécessaire, accroître à nouveau la capacité pour atteindre 1 000 000 de tonnes.
Une capacité initiale de 500 000 tonnes exige un investissement égal à 15 000 bien inférieurs à l'investissement nécessaire pour installer directement une capacité de 1 000 000 de tonnes, à savoir 25 000.
Si le marché remplit les espoirs d'initiaux, c'est-à-dire passent de 500 000 tonnes à 1 000 000 de tonnes, alors il faudra procéder à une augmentation de capacité qui va coûter 20 000.
Nous pouvons alors calculer deux valeurs actuelles nettes.
La première consiste à investir 15 000 et constater que le volume se stabilise à 500 000 tonnes.
Elle est négative à hauteur de 2007.
19.
La deuxième consiste à investir 15 milles.
Dans un premier temps, constater que le volume croît jusqu'au niveau prévu initialement de 1 000 000 de tonnes.
Investir à nouveau 20 000 pour être en mesure de servir le marché en croissance.
Alors la valeur actuelle nette est largement positive et s'élève à 35 200.
Ces calculs nous permettent de rassembler les valeurs actuelles calculée en fonction d'une part du marché final.
D'autre part de la décision relative à la capacité.
Si la décision est prise de mettre en œuvre immédiatement la capacité totale, alors la destruction de valeur est égale à en hypothèse base de volume, mais pratiquement plus 40 000 en hypothèse haute, une stratégie industrielle plus prudente conduite à ne perdre que 2700.
Si le volume s'avère moins élevé que prévu et à ne gagner que si l'hypothèse initiale se vérifie dans la réalité, alors se pose la question du critère de choix dans cette politique de capacité industrielle.
Si le critère de choix consiste à privilégier la décision qui maximiser le gain, il faut mettre en œuvre immédiatement la pleine capacité au détriment d'une potentialité significative de perte très lourde.
Si a contrario, l'objectif est de minimiser la perte, alors on procédera par mise en œuvre de la capacité par étapes.
Clairement, cette dernière décision limite fortement les pertes mais réduit le gain potentiel.
Mettre en œuvre une sorte de réversibilité dans la construction de la capacité va nous coûter la différence entre la valeur actuelle nette maximale potentielle, à savoir 39 626 et la valeur actuelle nette dégradée par la mise en œuvre de deux investissements successifs dont la somme est supérieure à l'investissement initial.
Dans ce deuxième cas, la valeur actuelle nette n'est que de 35 200.
La perte d'opportunité de valeur actuelle nette est égale à.
Par contre, le bénéfice de cette stratégie prudente est de limiter la perte potentielle qui n'est plus que de par rapport à soit une réduction de la destruction de valeur à hauteur.
De même, si cet exercice est particulièrement difficile, l'analyse qui précède doit être complémenté par une proba immobilisation des scénarios.
En effet, la décision va être différente suivant le degré de confiance dans l'estimation du volume final.
Si l'on est persuadé que celui-ci doit atteindre le niveau de 1 000 000 de tonnes, alors procédé par étapes apparaît coûteux et peu rentable.
Par contre, si l'incertitude est forte sur le volume stabilisé, la stratégie de monter en puissance progressive de la capacité prend tout son sens.
Introduire une réversibilité dans la prise de décision et différer certaines d'entre elles jusqu'au moment où on a une connaissance plus précise de la réalité d'un marché.
C'est adopter une perspective optionnelle.
Comme il s'agit d'un marché industriel par rapport à un marché financier, on va parler d'options réelles par opposition aux options financières.
L'ensemble des options réelles potentiellement mobilisables dans un projet industriel est décrit dans la procédure.
En l'occurrence l'option réelle choisie, c'est l'investissement par étapes.
Cette option a été identifiée dans le cadre de l'analyse de sensibilité qui montrait tout l'impact d'une incertitude relative au volume sur la valeur créée et donc sur la prise de décision capacitaire.
D'autres situations industrielles auraient fait apparaître d'autres catégories d'options réelles.
En l'occurrence, nous avons choisi d'introduire la réversibilité dans le processus au travers d'une décision capacitaire initiale suivie par une augmentation de capacité si nécessaire, d'autres alternatives auraient certainement été envisageable la difficulté majeure étant d'identifier l'ensemble des alternatives et de choisir la meilleure.
Le dernier module technique de ce cas à bord de la dimension comptable, c'est-à-dire la consolidation du projet dans les comptes du groupe.